L’UCFO

Les origines de l’Union culturelle des Franco-Ontariennes (UCFO) remontent à 1937, alors que les premiers regroupements locaux de fermières joignent les rangs de l’Union des cultivateurs franco-ontariens sous la bannière de l’Union catholique des fermières (UCF). Pendant un peu plus de deux décennies, l’organisation garde le statut de section féminine de l’Union des cultivateurs franco-ontariens. Puis, elle s’en détache et obtient en 1961 une charte provinciale. Les années qui suivent sont des années d’expansion. En 1969, l’UCF prend le nom d’Union culturelle des Franco-Ontariennes, renonçant à se limiter au regroupement des femmes rurales. Les objectifs du mouvement sont demeurés constants au fil des ans : regrouper les femmes et les jeunes filles et promouvoir leur épanouissement social, culturel et religieux. Dans les dernières décennies, l’aspect religieux a cependant diminué en importance. L’artisanat reste au centre des activités des membres. Considéré comme une nécessité dans les premières décennies, il apparaît au fil des ans comme un moyen d’expression privilégié. Mais limiter l’action et l’impact de l’organisation à ce seul secteur d’activités équivaut à caricaturer le mouvement. Par la formation et l’éducation qu’elle offre à ses membres, l’UCFO répand plus que des techniques d’artisanat.

Référence: http://crccf.uottawa.ca/passeport/III/C/C1b/IIIC1b03.html

L’expansion du mouvement dans les années 1960

Jusqu’aux années 1960, l’Union catholique des fermières (UCF) a surtout été constituée de cercles fondés dans l’Est ontarien. La question de l’expansion vers le nord de la province est présente dès la fin des années 1940. Quelques cercles sont fondés dans le diocèse de Hearst. Des dirigeantes du l’UCF, accompagnées de représentants du clergé, se rendent dans le Nord pour aider à la constitution des cercles de fermières. Mais c’est dans les années 1960 qu’une expansion notable se réalise. En 1962, le congrès général réunit pour la première fois des femmes du Nord et de l’Est : régions de Cochrane-Hearst, Sudbury-Nipissing et Prescott-Russell. De 401 membres répartis dans 15 cercles locaux en 1959, les effectifs du mouvement passent à 1 740 membres répartis dans 44 cercles en 1968. En 1969, l’UCF choisit d’ajuster son fonctionnement aux réalités nouvelles en se donnant pour but de réunir toutes les femmes peu importe leur profession ou leur lieu de résidence, ce que reflète le changement de nom pour l’Union culturelle des Franco-ontariennes (UCFO). L’expansion se poursuit puisqu’au moment du 50e anniversaire de l’organisation en 1986, celle-ci compte 3 500 membres répartis dans 68 cercles. L’organisation voit aussi naître de nouveaux cercles dans le Sud de la province. Cette expansion résulte des efforts qui sont mis de l’avant pour donner à cette organisation vouée à la promotion culturelle des femmes une envergure véritablement provinciale.

L’UCFO à Lavigne On

Chronique-Femmes

En collaboration avec le musée, la chronique de mars vous fait découvrir le parcours de quatre femmes exceptionnelles du Nipissing Ouest qui ont su ouvrir des portes , briser des barrières, transformer le monde autour d’elles et paver la voie pour d’autres femmes audacieuses.

Louise Charron, une Franco-Ontarienne née à Sturgeon Falls en 1951, Mme Charron a connu une carrière impressionnante. Admise au barreau en 1977, de 1978 à 1988, elle a oeuvré comme procureure adjointe de la Couronne pour le district judiciaire d’Ottawa-Carleton et elle a  enseigné à la section de common law en français de la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa.
 

icture

Photo : Sgt Ronald Duchesne, Rideau Hall ©Sa Majesté la Reine du Chef du Canada représentée par le Bureau du secrétaire du gouverneur général (2013)


​ 

Référence : https://www.societehistoriquenipissingouest.com/louise-charron.html

https://www.scc-csc.ca/judges-juges/bio-fra.aspx?id=louise-charron

Article tiré du site  https://femmesdelaroute11.wordpress.com/2015/04/19/rose-miron/ 

Le 17 novembre 1918, Rose Miron vit le jour à Verner dans le Nord de l’Ontario. Née dans une famille de 12 enfants, elle était la fille de Joseph Miron et Delvina Lepage, dont les parents étaient originaires de Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson, Qc.
Un grand destin attendait cette jeune fille du Nord née au tournant du 20e siècle – celui d’être une des premières femmes de sa région à devenir médecin!
Rose avait des aspirations peu communes aux jeunes filles de son temps – «elle avait de l’ambition», comme on le disait à cette époque. Aussi a-t-elle poursuivi des études de baccalauréat à l’Université d’Ottawa d’où elle a gradué en 1953. Trois ans plus tard, elle a gradué de la Faculté de médecine de cette même université (1957).
Avant d’être médecin, Rose avait d’abord oeuvré à titre d’enseignante. En effet, dans les années 50, il était encore difficile pour les femmes de se faire accepter dans les facultés de médecine, mais forte de sa détermination, Rose a persisté et a réussi malgré les attitudes et les embûches du milieu.
Il faut dire qu’à l’époque où Rose Miron poursuivait sa carrière en médecine, les rôles des femmes étaient encore restreints à des fonctions particulières rattachées essentiellement au rôle de mère que la société et la religion leur confiaient. La plus forte majorité des femmes canadiennes françaises des années 50 devaient donc cesser leurs activités professionnelles suite au mariage afin de vaquer aux occupations familiales. Rose Miron a choisi une autre route – celle du célibat, ce qui lui a permis de poursuivre son rêve professionnel.
Suite à ses études en médecine, Dre Miron a fait son internat aux États-Unis, plus précisément à St.Thomas Hospital (Akron) dans l’état de l’Ohio, en 1957-58. Par la suite, elle a poursuivi sa résidence médicale à Cleveland de 1958 à 1961.
À son retour au Canada, elle fut embauchée par l’Hôpital général de Hamilton au sein de leur équipe d’anesthésie. Dre Miron a également entrepris d’autres études, dont une spécialisation à l’Université McGill, afin d’obtenir un certificat du Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada. Cette spécialisation

  terminée, Dre Miron a repris son poste en anesthésie à l’Hôpital Général de Hamilton en janvier 1965.
Pendant son séjour à Hamilton, Dre Miron a fait beaucoup pour l’éducation en langue française dans cette ville. Elle siégait au CCLF de Hamilton et fut une pionnière qui a milité pour la création de l’école secondaire Georges-P.-Vanier à Hamilton.
Malheureusement, une maladie grave mit fin à sa carrière et entraîna son décès précoce en 1974. Malgré une carrière interrompue dans la fleur de l’âge, Dre Miron est une femme d’exception pour sa génération, non seulement par le fait qu’elle ait étudié la médecine à une époque où peu de femmes francophones du Nord de l’Ontario choisissaient cette profession, mais aussi par le choix de sa spécialisation, car l’anesthésie n’était pas un choix typique pour une femme médecin à cette époque. Dre Miron fait figure de pionnnière et a tracé la route pour les générations qui ont suivi…
Dre Miron fut également une présence aimante auprès des membres de sa famille, particulièrement ses neveux et ses nièces qui conservent un excellent souvenir de leur tante Rose — une femme de science fonceuse et une femme de coeur courageuse!
Auteure : Jeannine Ouellette 

Note : Je tiens à remercier la nièce de Dre Miron, Henriette Miron Sylvestre, pour sa généreuse collaboration à la rédaction de ce profil ! Je lui suis reconnaissante de son temps et de sa générosité.
Réf. Henriette Sylvestre et Robert Bérubé

Nicole Paiement — architecte de la musique ! 

 Article paru dans La Tribune de Nipissing Ouest, Sturgeon Falls Ontario, le 13 septembre 2013    
Par Jeannine Ouellette, M.A. Les femmes de la Route 11 : les Elles du Nord (blogue) (Archives  de la Société historique de Nipissing Ouest, Sturgeon Falls Ontario) 1

La musique à Sturgeon Falls est à ce point liée à l’histoire de la ville que La Société Historique du Nouvel-Ontario y a consacré un chapitre complet dans un document publié en 1946, Histoire de Sturgeon-Falls, Documents historiques no12.  
À la page 61, on peut y lire la phrase suivante : « Nos grand’mères nous racontent que, dans leur jeunesse, on aimait à entendre les jolies voix se relancer dans les soirées, chantant ballades, romances ou chansons à répondre de notre charmant folklore ». 
Dès 1897 se sont succédé professeurs de piano, chorales, concours de chants, soirées d’amateur, chœurs, concerts à guichets fermés, sans oublier les nombreuses carrières musicales qui ont été lancées à Sturgeon Falls depuis plus de 125 ans. 
C’est dans cet univers à l’âme musicale que la carrière internationale de la chef 
d’orchestre Nicole Paiement a pris racine : sa mère Maria, musicienne professionnelle et professeure de piano, son père Albert, également doué pour la musique, une cousine et un cousin membres fondateurs de CANO (Rachel et André Paiement), une cousine Monique, choriste sur des scènes internationales depuis les années 70, et une sœur Lise Paiement, auteure, compositeure, interprète, ainsi que directrice musicale du mégaspectacle historique franco-ontarien l’Écho d’un peuple. Impressionnant ! 
Née en 1959, Nicole a appris à lire les notes de musique avant même de déchiffrer l’alphabet ! Elle a suivi des formations en piano et plusieurs autres instruments, et à 18 ans, a obtenu un baccalauréat en piano de l’Université d’Ottawa. Par la suite, Nicole a terminé des études de maîtrise en direction d’orchestre à l’Université McGill de Montréal. 

En 1999, Nicole obtient le poste de direction artistique, New Music Ensemble au Conservatoire de musique de San Francisco et y demeure depuis. Elle est aussi la directrice artistique du California Parallèle Ensemble, depuis 1993. De plus, elle est chef invité pour de nombreux orchestres à Séoul, en Corée, en Australie, au Japon, à Minneapolis, à Ottawa, etc.


En 2016, Nicole Paiement reçoit le prix de American Composer’s Forum “Champion of New Music Award” pour sa contribution extraordinaire à la musique contemporaine. 

Pour connaître ses engagements les plus récents et à venir, cliquer sur le site suivant: https://nicolepaiement.sites.ucsc.edu/upcoming-2/  ( auteure: Raymonde Gaudette)

Brigitte Noël

Débuts à Sturgeon Falls et ailleurs
L’intérêt pour le journalisme de Brigitte Noël a débuté dès son adolescence à l’École secondaire Franco-Cité. Elle a d’ailleurs fait ses premiers pas dans le journal local bilingue, La Tribune. «J’ai toujours été super curieuse et j’étais mordu de l’apprentissage et de rencontrer des gens, ça me faisait vraiment triper.» 

 Brigitte Noël 
Par Isabelle Corriveau
Brigitte Noël a un appétit vorace d’information et de connaissance.
« Je suis une personne ultra curieuse, qui pose toujours trop de questions. »
Poser trop de questions n’est certainement pas un défaut pour celle qui occupe, depuis 2015, le poste de correspondante au Québec pour l’important média numérique VICE.
Originaire de Sturgeon Falls, au nord de l’Ontario, c’est son amour du journalisme et l’envie de poursuivre ses études en français qui l’ont poussée à venir étudier au baccalauréat en communication à l’Université d’Ottawa (B.A. 2008).
« Les médias, la communication, le journalisme : je n’ai jamais vraiment pensé faire autre chose, j’ai toujours été super passionnée par le domaine. »
Un domaine qu’elle a d’abord intégré tout de suite après ses études en allant travailler en relations publiques à Toronto, pour la chaîne de télévision Teletoon, spécialisée dans les émissions pour enfants.
Brigitte s’est ensuite inscrite à la maîtrise en journalisme à l’Université Ryerson, avant d’être embauchée par l’émission phare d’information de la CBC, The National. Elle a ensuite travaillé comme journaliste et comme réalisatrice dans les bureaux de la CBC à St John’s, Fredericton et Montréal. Quatre ans plus tard, elle a été recrutée par VICE comme correspondante au Québec et travaille à Montréal.
Le phénomène VICE
La progression phénoménale du média numérique VICE est remarquable à l’ère où plusieurs médias sont en décroissance et en restructuration. VICE est né du magazine culturel Voice of Montreal, lancé en 1994 grâce à un programme gouvernemental d’insertion sociale.
Aujourd’hui, VICE Media est devenu un empire international du multimédia avec une présence dans 36 pays. L’entreprise, dont la valeur serait évaluée à plus de quatre milliards de dollars, a récemment lancé sa propre chaîne de télévision par câble : Viceland.
Ce qui est remarquable également, c’est que les différentes plateformes de VICE attirent mensuellement, selon le Washington Post, presque 60 millions de jeunes consommateurs d’information, ceux de la génération Y, appelés en anglais lesmillenials. Ce média numérique est d’ailleurs reconnu pour son traitement de sujets souvent ignorés par les médias traditionnels, mais qui interpellent les jeunes adultes.
Des pensées super originales
C’est donc dans l’environnement non conventionnel de VICE que Brigitte a trouvé plus de place pour la liberté et la créativité, elle qui était jusqu’alors habituée au format plutôt conforme des médias traditionnels.
Ce qui la rend heureuse dans son milieu de travail? « C’est la confiance qu’on m’accorde, la liberté journalistique et la créativité qu’on me laisse explorer, et l’équipe qui m’entoure. C’est vraiment bien d’être entourée constamment par des jeunes ultras motivés et des pensées super originales. Et puis, c’est vraiment un environnement très, très créatif.»
Les sujets sur lesquels elle a travaillé récemment sont très diversifiés, allant de la réalité sociopolitique à la culture : impact de la Crise d’Oka sur les enfants qui y vivaient à l’époque, interventions des FEMEN à l’Assemblée nationale du Québec en 2015, nouvel album du groupe Radio-Radio, etc.
Elle écrit en anglais, présente des capsules en français à VICE du jour (émission mobile d’actualités et d’affaires culturelles), et ses reportages sont parfois diffusés par les plateformes de VICE à l’étranger.
« C’est jamais la même chose, et c’est ce que j’adore du journalisme. Il n’y a pas une journée pareille. On est un peu partout, il faut un peu improviser, on est un peu à la course », ajoute-t-elle.
Le journalisme à l’ère du numérique
Même si VICE est un puissant média, le pendant francophone de la compagnie ainsi que le segment VICE du jour animé par Brigitte sont relativement nouveaux, et la marque VICE n’est pas reconnue par tous. Ainsi la journaliste se heurte, à l’occasion, à des attachés de presse qui ne connaissent pas le média alors que son employeur précédent, la CBC, n’avait pas besoin de présentations!
Brigitte Noël a récemment transporté sur le campus son enthousiasme contagieux et sa passion pour le métier, lors d’une rencontre avec des étudiants du cours de journalisme numérique, dont le programme a été remanié pour mieux s’adapter aux nouvelles réalités de l’industrie.
Quels ont été ses conseils pour percer dans le domaine? Consommer toutes les nouvelles et les informations possibles, sur des plateformes diversifiées. Puiser à différentes sources contribue à acquérir la polyvalence nécessaire pour ce métier, tel qu’il est pratiqué aujourd’hui. Selon elle, en 2016 un bon journaliste est juste, vrai et objectif, mais aussi créatif et intéressant, ce qui l’aide à trouver sa niche dans le monde des médias.
Polyvalente depuis l’Université
Cette polyvalence fait partie des aptitudes que Brigitte a acquises par son expérience professionnelle, mais aussi grâce à son cheminement scolaire et à son implication dans la vie universitaire. Membre de la Fédération étudiante de l’Université, elle a laissé sa marque dans une panoplie de projets, entre autres celui de la création d’une banque alimentaire pour les étudiants.
Et elle n’a jamais regretté son choix de faculté, de programme, ni de carrière.
« C’est de pratiquer un métier qui te permet d’être constamment exposé à la culture, d’apprendre sans arrêt, de toujours être en mouvement. D’étudier aux arts, c’est de te lancer dans un domaine qui est toujours en évolution. Un bac aux arts, c’est quelque chose qui t’équipe pour ça, qui te rend plus créatif, plus ambitieux, plus intrépide et plus ouvert. » 

L’action bénévole:Le moteur de la SHNO

La Société historique de Nipissing Ouest (SHNO) est l’organisme communautaire qui a pour objet de retracer et de promouvoir le patrimoine, et les sources des francophones et autres cultures pionnières, de la région au profit des générations actuelles et future du Nipissing Ouest.  Mais ceci ne peut se réaliser sans une équipe de bénévoles passionnés de l’histoire qui mettent à contribution leurs talents et leurs atouts au profit de la communauté.

Nous n’avons qu’à penser à Pierre Leriche, notre mémoire corporative, à Suzanne Pilon, notre archiviste, qui, jour après jour, recherche et catalogue d’innombrables documents historiques de la région, à Rachel Binette, notre généalogiste qui possède une richesse de connaissances au sujet de nombreuses familles de la région, à Danielle Venne et Carole Lafrenière-Noël qui mettent la technologie au profit de l’histoire, à Paul Gélinas, notre trésorier et expert quant aux anciens combattants de la région, à Annette Sturgeon qui a su diriger l’organisme comme une chef d’orchestre pendant un nombre d’années, et beaucoup d’autres.

C’est par le biais des bénévoles de la SHNO que la communauté du Nipissing Ouest peut revivre et bénéficier de ce patrimoine qui nous anime.  Sans l’apport de chacun de ces bénévoles, le Nipissing Ouest risque de perdre les traces de ce riche patrimoine dont nous sommes tous tellement fiers. Alors, si l’histoire t’intéresse, joins-toi à l’équipe de la SHNO.

Souvenirs du plus ancien de nos anciens combattants

A close up of a newspaper

Description automatically generated

Photo

Wilfrid Davidson et Davidson Lumber

Photo

L’esturgeon du lac Nipissing

Photo

Le trappage de nos origines à aujourd’hui

Photo

La francophonie au coeur de notre histoire et notre avenir

Photo