ÉTIENNE BRÛLÉ

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Étienne Brûlé est le premier explorateur européen à avoir traversé le lac Nipissing.  Parti très jeune pour la Nouvelle-France, sans doute dès 1608, il fut le premier interprète en langue huronne de Samuel de Champlain.  Menant une vie de coureur des bois, il traversa le lac Nipissing et séjourna chez les Amérindiens en 1611. Travaillant pour le compte de compagnies des fourrures qui le rémunéraient pour persuader les tribus d’amener leurs peaux à la traite, il n’en demeura pas moins très indépendant, et sa vie reste entourée de mystères. Véritable personnage de romans d’aventures, il partagea la vie des Hurons, s’habillant comme eux, prenant femmes indiennes, adoptant leurs mœurs, leur morale et leur mode de vie.  Durant toutes ces années, il visita de nombreuses contrées, allant vers les Grands Lacs canadiens (lac Supérieur, lac Érié…), se rendant plus au sud vers l’actuel État de Pennsylvanie, poussant également vers le Nord du pays Huron. Étienne Brûlé fut le premier Européen à s’aventurer dans ces contrées : un périple cependant difficile à définir, car, peut-être analphabète, il n’a laissé aucune trace écrite, aucune carte de ses pérégrinations. En fait il voyagea dans des lieux dont la paternité de la découverte fut plus tard attribuée à d’autres.  (Source :  Wikipedia)

LIEN DU MUSÉE CANADIEN DE L’HISTOIRE AU SUJET D’ÉTIENNE BRÛLÉ

LIEN DE LA SÉRIE “LES REMARQUABLES OUBLIÉS” DE RADIO-CANADA


SAMUEL DE CHAMPLAIN

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​Parti de Québec le 9 juillet 1615, Champlain atteint la baie Georgienne en compagnie de deux Français, dont l’un est probablement Étienne Brûlé. Utilisant la grande route de la traite (rivière des Outaouaisrivière Mattawalac des Népissinguesrivière des Français et baie Georgienne), Champlain accède alors au cœur du pays des Hurons. Il atteint le grand lac Attigouautan (lac des Hurons) qu’il appelle mer Douce. Explorant le pays, il maintient son allégeance aux autochtones Algonquins et Hurons-Ouendat.  Il passe le reste de l’hiver apprenant « leur pays, leurs façons, leurs coutumes, leur mode de vie ». Il prend le temps de rédiger une description détaillée du pays, des mœurs, des coutumes et de la façon de vivre des Autochtones. Il s’émerveille devant la beauté du paysage et la fertilité des lieux. Il ne tire cependant que des renseignements limités sur l’Ouest mystérieux, car en raison des guerres qui sévissent entre les diverses nations, les Autochtones ont peu voyagé dans cette direction.  Samuel de Champlain quitte la contrée des Hurons en mai 1616 pour retourner à Québec. (Source :  Wikipedia)
Samuel de Champlain a donc remonté la rivière Mattawa, en 1615, (pour se rendre au lac Nipissing) et franchi les 50 mètres de dénivellation de son cours qui en faisaient l’un des segments de rivière les plus difficiles sur la Route des fourrures. Il a d’ailleurs été le premier à cartographier la région. À leur suite, cette route est devenue la principale voie de communication  empruntée par les missionnaires qui s’engageaient en Huronie puisque les Hurons habitaient la région des Grands Lacs avant de « déménager » dans la région de Québec.  (Source: Parc Samuel de Champlain)

LIEN AU MUSÉE CANADIEN DE L’HISTOIRE AU SUJET DE CHAMPLAIN

D’autres explorateurs suivirent et passèrent par le lac Nipissing, y compris :

Jean Nicollet 1634

Médart Chouart des Groseillers (1654-1660)

Pierre-Esprit Radisson (1659-1660)

Nicolat Perrot (1665-1689)

Daniel Greysolon Dulhut (1678-1679)

Antoine Laumet dit de Lamothe Cadillac (1694-1701)

Pierre Gaultier de Varennes et de la Vérendrye (1732-1739)

Merci au Musée canadien de l’histoire pour ces informations. 

La traite des fourrures et les Voyageurs

Puis vint l’épopée de la traite des fourrures et des Voyageurs. Il ne s’agit pas ici de coureurs des bois mais d’hommes engagés par les marchands montréalais pour aller «livrer» aux postes de traite de l’intérieur du pays les biens qui servaient de monnaie d’échange avec les Indiens puis en ramener les fourrures au retour. Ces équipes devaient franchir à la rame les 2 000 km séparant Montréal et Fort-Williams (aujourd’hui Thunder Bay), sur le lac Supérieur. Les expéditions comptaient parfois jusqu’à 50 grands canots d’écorce chargés à ras bord avec trois tonnes de ballots de 75 kg qu’il fallait hisser à la tête des 38 rapides infranchissables se dressant sur cette route Onze de ces portages se trouvaient le long de la rivière Mattawa.  (Source : Parc provincial Samuel de Champlain, Mattawa, Ontario)