Extrait de Verner: Cent ans d’histoire à raconter, 1994-95
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par Gérald Beaudry, Paulette Bélanger, Claude Goulet, Rita Olivier, Michel Sylvestre et Marcelin Tellier

Hilaire Chrétien, forgeron, est né à Sainte-Agathe-de-Lotbinière.  En 1903, il quitte Montréal avec sa famille pour rejoindre son beau-frère Léon Boutin (mari de Régina Ricard).  Léon a une ferme à l’est de Verner et Hilaire possède un boutique de forge près de la voie ferrée où se trouve aujourd’hui la maison Daige, derrière le Restaurant Croc-en-Or.  Hilaire et sa femme Émélie Boutin ont quatre enfants lorsqu’ils arrivent à Verner: Aldora, Donat, Bernadette, Yvonne.  Trois autres naissent à Verner: Germaine, Rhéal et Rosario.  En novembre 1914, ils s’établissent à Desaulniers, puis à Field où Hilaire meurt en juin 1940.
De 1887 à 1920 environ, Joseph Guénette est forgeron dans sa boutique située en face de l’Hôtel Commercial.  Le forgeron Tourigny, lui, travaille de 1916 à 1918 à la première coopérative.  La boutique de forge est située derrière le Highway Garage.  Un certain Gauthier, également forgeron, travaille où habite aujourd’hui André Lafrenière, au 62, rue Principale Ouest.  Azarie Landry ouvre sa boutique de forge au début du siècle, au 23, rue Principale Ouest et y pratique son métier jusqu’à sa mort en 1952.  Il serait le dernier forgeron à Verner.
Albert Gingras ouvre sa première boutique en 1925 à l’ouest de la route 64, au sud de la voie ferrée où demeurait M. Roberge.  Entre 1926 et 1945, il déménage son commerce à la maison juste au sud de la voie ferrée, à l’est de la route 64.  Aurèle Gingras aide son père comme forgeron de 1937 à 1945.  La boutique de forge est vendue plus tard à Joseph Dalcourt.  Albert Gingras abandonne le métier de forgeron et construit, en 1946, la Quincaillerie Gingras, avenue Gingras.