Durant la soirée, l’assemblée se dit en faveur de faire la demande de l’établissement de cette école francophone pour septembre 1970. Pendant le mois de mars 1970, il y eu plusieurs réunions avec les conseils scolaires de la région.

Le mois de mars 1970 fut un mois très important dans la création de Franco-Cité car il y eu plusieurs activités inoubliables.

Dates des activitésActivités du mois de mars
2 marsLa communauté présente une pétition comprenant 2277 signatures de parents et d’étudiants francophones.
23 marsLes membres du conseil scolaire refusent de reconnaître le principe de l’école secondaire de langue française pour notre région.
24 mars500 élèves francophones du Nipissing-Ouest refusent de s’inscrire à l’école secondaire de Sturgeon Falls, la seule école secondaire de la région.
25 marsM. Monkman, directeur, et M. Lynch, surintendant, demandent de rencontrer quelques représentants pour une réunion importante.
26 marsM. Monkman promet d’adresser la question lors de la prochaine réunion du conseil.

 
À son tour, le mois d’avril fut aussi très achalandé. Le 7 avril 1970, une grève fut mise sur pied par les enseignants et les étudiants des écoles primaires et secondaires. Durant le mois d’avril, il y eu plusieurs réunions avec le conseil scolaire. Pendant la réunion, on discutait l’accord ou le désaccord des gens d’avoir une seule école avec deux pavillons, un français et l’autre anglais. Plus de 1 000 francophones assistaient à cette réunion.


La grève qui débuta le 7 avril 1970

Ce même soir, il y eu une réunion d’importance primordiale à l’école secondaire Chippewa de North Bay et le conseil vota de façon unanime en faveur d’une seule école à deux parties, un côté anglais et un côté français.

Le 23 juin 1971, les membres de l’AÉNO se présentent devant l’honorable ministre de l’éducation de l’Ontario, M.Welch, qui promet de s’en tenir aux recommendations du comité.

Le directeur et le directeur-adjoint de l’école démissionnent à la fin de l’année scolaire 1971.

Plus tard dans l’année, 74 des 106 enseignants de l’école, dont 21 sont anglophones, signent une pétition demandant deux écoles distinctes. Le 2 août 1971, Bill Davis, le premier ministre de l’Ontario, visite North Bay et démontre sa sympathie face à leur demande mais il constate aussi que le conseil scolaire est autonome dans ses prises de décision. Le 1er septembre 1971, le comité d’action des étudiants annonce son intention d’empêcher la rentrée scolaire du 7 septembre.

Comme prévu, plus de 1 000 étudiants francophones annoncent la grève et bloquent les portes de l’école pour que personne ne puisse y entrer.

Le 9 septembre 1971, une centaine d’hommes d’affaires et parents défilent dans les rues de Sturgeon Falls en guise de manifestation. Le ministre Welch promet des octrois spéciaux afin de défrayer les coûts de construction d’une nouvelle école. 

Lors d’une réunion du 13 septembre, le North Bay School Board rejette encore une fois l’idée d’une école francophone dans la communauté de Nipissing-Ouest. Le 14 septembre, à l’aide d’un télégramme, les écoles françaises de la province envoient leur appui aux francophones du Nipissing-Ouest.

Durant ce mois, plusieurs événements vinrent aider les francophones de la région:

  • Les journaux publient la crise scolaire de Sturgeon Falls à travers le pays.
  • Plusieurs grèves de sympathie sont tenues à North Bay et Sudbury.
  • Les étudiants occupent l’école pendant trois jours.

Le 15 septembre 1971, plusieurs membres du comité organisateur se rendent à Toronto pour une réunion avec le ministre Welch. Le jour suivant, soit le 16 septembre 1971, le président du comité fait la lecture des paroles du ministre Welch qui recommande une recherche provinciale sur la question scolaire touchant les règles impliqués.

Peu de temps après, le ministre Welch oblige le NBSB (North Bay School Board) de négocier avec la communauté de Nipissing-Ouest afin de décider immédiatement de la mise sur pied d’une école secondaire de langue française à Sturgeon Falls.

M. David Lafleur est nommé le premier directeur de l’école secondaire de langue française et c’est alors que notre école est née…